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REPÈRES / Intelligence artificielleSources officielles ↗

Règlement européen sur l’intelligence artificielle

Comprendre
l’AI Act.

Ce qu’il encadre, qui est concerné et ce que cela change dans les usages professionnels.

Note explicativeVérifiée le 16 septembre 2026
01

L’essentiel, avant les détails

L’AI Act, aussi appelé RIA, est le règlement européen sur l’intelligence artificielle. Il encadre des systèmes et leurs usages pour protéger la sécurité et les droits fondamentaux. Ce n’est pas une interdiction générale de l’IA. [1]

La question de départ

Que fait cette IA, pour qui,
et avec quelles conséquences ?

Le nom d’un logiciel ne suffit pas à qualifier un usage. Rédiger un brouillon et sélectionner des candidats avec un même outil n’exposent pas les personnes aux mêmes risques.

AI Act et RGPD se cumulent. Un usage qui ne relève pas du haut risque peut tout de même traiter des données personnelles et devoir respecter le RGPD. [8]
02

Des règles selon l’usage

Quatre repères pour s’orienter. Ce ne sont pas quatre cases parfaitement étanches : la transparence peut aussi concerner un système à haut risque.

Interdiction

Certains usages sont exclus

Par exemple : inférer les émotions d’une personne au travail ou dans un établissement d’enseignement, sauf raisons médicales ou de sécurité. L’article 5 vise aussi certaines manipulations préjudiciables et formes de notation sociale. [2]

Haut risque

Des décisions sensibles

Recrutement, admission en formation, certains usages biométriques ou composants de sécurité : la finalité et les critères juridiques comptent. Des exceptions encadrées existent ; elles doivent être justifiées. [3] [4]

Transparence

Rendre l’IA identifiable

Certains systèmes doivent signaler l’interaction avec une IA ou l’origine artificielle d’un contenu. Les obligations diffèrent selon l’acteur et le contenu : chatbot, hypertrucage, texte d’intérêt public… [5]

Autres usages

Pas de régime « haut risque » automatique

Un assistant de rédaction ordinaire n’est pas, par sa seule fonction, un outil à haut risque. Restent les autres règles applicables, les conditions d’usage et la vérification du résultat. [1]

03

Acheter un outil ne transfère pas tout

Fournisseur

Celui qui développe ou fait développer

Il met le système sur le marché ou en service sous son nom. Ses obligations dépendent du système fourni.

Déployeur

Celui qui utilise dans son activité

L’organisme qui utilise une IA sous son autorité peut être déployeur, même sans avoir entraîné de modèle. L’usage personnel non professionnel est distinct.

Définitions : article 3. [6]

Les rôles peuvent se cumuler. Faire construire une application sous son nom peut conduire à être fournisseur du système et utilisateur de celui-ci. La qualification se vérifie pour le projet précis.

Et les modèles d’IA à usage général ?

Un modèle polyvalent peut servir à de nombreux systèmes. Les fournisseurs de ces modèles ont un ensemble d’obligations propre. Utiliser un service fondé sur un tel modèle ne fait pas automatiquement de l’organisme le fournisseur du modèle. [1] [6]

04

Six cas pour rendre les règles concrètes

Situations fictives de communication, d’accueil, de RH et de formation. Choisissez un cas pour lire les points à examiner.

05

Utiliser et publier des contenus générés par IA

La publication ajoute une question : le public pourrait-il prendre ce contenu pour une trace authentique ou une information vérifiée ? La réponse aide à préparer la diffusion ; elle ne remplace pas les critères juridiques.

Côté fournisseur

Le marquage technique

Il permet la détection automatique de contenus artificiels. Une information lisible par une machine n’est pas nécessairement visible par le lecteur.

Côté publication

L’information du public

Le déployeur signale les hypertrucages et certains textes d’intérêt public. Un filigrane technique ne suffit pas à expliquer au public ce qu’il voit.

Deux fonctions distinctes dans le code européen sur la transparence. [13]

Quel cas rencontre-t-on ?

Une fausse photo réaliste d’un événement

Si elle semble authentique et représente un événement ou un lieu existant, examiner la qualification d’hypertrucage. L’étiquetage ne transforme pas une scène inventée en preuve.

Exemple de mention : « Image générée par IA — scène reconstituée. »

Une illustration clairement imaginaire

Toute image IA n’est pas automatiquement un hypertrucage. Pour une œuvre manifestement créative qui en constitue un, l’information peut être adaptée à l’œuvre.

Un article d’intérêt public généré par IA

Le signalement est requis sauf exception, notamment si le texte a fait l’objet d’une révision humaine ou d’un contrôle éditorial et qu’une personne physique ou morale assume la responsabilité éditoriale.

Une vidéo artificielle, même relue

L’exception de contrôle éditorial vise le texte. Relire ou valider un hypertrucage audiovisuel ne le dispense pas de signalement.

Exemple de mention : « Voix générée par IA. » À adapter à ce qui a réellement été fabriqué.

Cas pédagogiques fondés sur le périmètre et les exceptions présentés par la Commission. [12] [13]

Les icônes européennes : un moyen de signaler

La Commission propose une icône de base et des variantes pour le contenu entièrement généré ou partiellement modifié. Leur usage est facultatif ; elles ne certifient pas la conformité. [12]

Voir les icônes officielles et télécharger les fichiers SVG / PNG ↗

Pour une information utile : la rendre perceptible dès la première exposition, lisible et accessible, et la conserver lors du partage ou du téléchargement. Vérifier les modalités du code selon le support. [12]
Avant de publier : trois vérifications proposées
  1. Identifier ce qui a été généré ou modifié, puis examiner la règle de transparence correspondante.
  2. Vérifier les faits, les autorisations utiles et l’adéquation de la mention au contenu réel.
  3. Prévoir une personne responsable de la validation et contrôler l’information sur le fichier finalement diffusé.

Cette méthode éditoriale est proposée pour préparer la publication ; l’ajout d’une icône ne valide pas les autres droits ni l’exactitude du contenu.

06

Tout ne s’applique pas à la même date

Calendrier actualisé. La Commission indique que l’AI Omnibus est entré en vigueur le 27 juillet 2026. Il reporte notamment les échéances du haut risque. [7]

  1. Entrée en vigueur du règlement

    Le texte existe ; son application est progressive.

  2. Premières dispositions applicables

    Notamment les interdictions et les premières dispositions sur la maîtrise de l’IA.

  3. Modèles à usage général

    Début d’application du régime GPAI, avec des transitions pour certains modèles existants.

  4. Transparence et application générale

    Déjà applicable, sous réserve des exceptions et transitions spécifiques.

  5. Échéances spécifiques

    Nouvelles interdictions sur certains contenus sexuels générés ; fin d’une transition de marquage technique pour certains systèmes existants.

  6. Haut risque — annexe III

    Échéance des règles visant notamment certains usages en RH et en formation.

  7. Haut risque — produits réglementés

    Échéance pour les systèmes relevant des critères de l’article 6(1) et de l’annexe I.

Principaux jalons, sans épuiser les dispositions transitoires. Calendrier officiel [9]

Pourquoi être prudent avec une ancienne fiche sur la formation ?

La Commission annonce une simplification des exigences de maîtrise de l’IA avec l’Omnibus. Certaines pages du Service Desk affichent encore le texte antérieur et le signalent. Former les équipes reste une bonne pratique ; cette note ne présente pas l’ancienne formulation de l’article 4 comme une obligation inchangée. [7] [10]

07

Commencer par un usage réel

Ces étapes sont une méthode de préparation, pas une attestation de conformité.

  1. Décrire la fonction. Ce que l’IA produit, à qui cela sert et quelle décision en dépend.
  2. Identifier les données. Données personnelles, documents confidentiels, stockage et réutilisation par le prestataire.
  3. Qualifier les rôles et les règles. Fournisseur, déployeur, éventuelle interdiction, haut risque ou transparence.
  4. Prévoir le contrôle. Qui relit, corrige, interrompt l’usage et traite une erreur ?
  5. Garder les éléments utiles. Notice de l’outil, analyse, validations et consignes ; associer métier, DPO et sécurité selon le cas.

Méthode proposée, inspirée des recommandations de déploiement de la CNIL. [11]

À emporter en réunion

« Avant de dire que l’outil est conforme, décrivons l’usage que nous voulons en faire. »

08

Sept questions pour vérifier ses repères

Une réponse et son explication, sans limite de temps. Rien n’est enregistré ni transmis.

0 question répondue sur 7

09

Sources et portée de la note

Sources officielles consultées le 16 septembre 2026. Cette note facilite la compréhension ; elle ne remplace pas l’analyse juridique d’un système précis.

Les pages d’articles du Service Desk signalent parfois une mise à jour encore incomplète après l’Omnibus. Le calendrier s’appuie sur les publications récentes de la Commission ; les exemples restent des orientations à vérifier dans le contexte réel.

  1. Commission européenne — Présentation de l’AI Act
  2. Article 5 — Pratiques interdites
  3. Article 6 — Qualification du haut risque
  4. Annexe III — Domaines et finalités concernés
  5. Article 50 — Transparence
  6. Article 3 — Définitions des acteurs
  7. Commission — Entrée en vigueur de l’AI Omnibus, 27 juillet 2026
  8. CNIL — Déterminer le régime juridique applicable
  9. Commission — Calendrier d’application actualisé
  10. Article 4 — Maîtrise de l’IA et avertissement de mise à jour
  11. CNIL — Comment déployer une IA générative ?
  12. Commission — Icônes pour l’étiquetage des contenus IA, mise à jour du 10 août 2026 (traduction française recoupée avec la version anglaise)
  13. Commission — Code de bonnes pratiques sur la transparence des contenus IA